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Art de vivre · 13 juillet 2021

Un dimanche parfait à Arolla

À 2 070 mètres, l’art de ne presque rien faire. Le déroulé d’une journée d’été idéale, du café au jardin au massage du soir, signée par la maison.

Par Patricia · 4 min de lecture

La terrasse fleurie du Grand Hôtel & Kurhaus d’Arolla, avec vue sur le Mont-Collon enneigé

Il y a un art que la montagne enseigne mieux que partout ailleurs : celui de ne presque rien faire. À 2 070 mètres, le temps ralentit de lui-même. L’air est plus léger, les heures s’étirent, et l’on redécouvre le plaisir oublié d’une journée sans programme — ou plutôt avec un seul : se laisser porter. Voici, telle que nous l’aimons, l’ébauche d’un dimanche d’été parfait à Arolla.

Le matin — café au jardin, yoga en forêt

La journée commence sans hâte. Vers dix heures, on s’installe au Jardin des Arolles, le jardin de l’hôtel, pour un café au soleil, le regard posé sur les cimes encore fraîches de la nuit. Puis, de dix heures et demie à onze heures et demie, on rejoint la forêt d’arolles toute proche pour une séance de yoga à l’ombre des grands arbres. Sous la voûte de résine et de lumière, les postures prennent une autre saveur : on respire au rythme du vent dans les branches, on s’ancre dans un sol qui a vu passer des siècles.

Midi — la terrasse face au Mont-Collon

À midi, on déjeune sur la terrasse panoramique. Devant soi, le Mont-Collon ferme l’horizon de sa masse claire ; dans l’assiette, une cuisine de saison qui suit ce que la vallée donne au fil des semaines. C’est l’un des plaisirs simples de la maison : manger dehors, lentement, en laissant le paysage faire la conversation. On prolonge volontiers le repas d’un café, sans regarder l’heure.

L’après-midi — la forêt et La Chotte

Vers quatorze heures trente, l’après-midi appelle une balade contemplative. On part à pied dans la forêt, sans destination précise, pour le seul plaisir de marcher entre mélèzes et arolles centenaires. La halte naturelle s’appelle La Chotte, notre cabane d’altitude : un point d’arrêt à l’écart, où l’on s’assoit un moment, où le silence se fait entendre, avant de redescendre tranquillement vers l’hôtel.

Le soir — massage et veillée au salon

Vers dix-sept heures, place au repos du corps : un massage thérapeutique au spa de l’hôtel, pour dénouer ce que la marche a réveillé. Le soir venu, on n’a plus envie d’aller bien loin. Les salons historiques de la maison, leur bibliothèque, leurs fauteuils patinés par les générations invitent à la veillée — un livre, une conversation, un dernier verre. Pour celles et ceux qui mêlent travail et détente, le Wi-Fi reste à disposition ; mais l’endroit, lui, souffle plutôt de tout poser.

Reste alors la plus douce des décisions : ne pas repartir. La maison perpétue l’atmosphère des hôtels alpins d’autrefois, et il serait dommage de la quitter à la nuit tombée. Une chambre « Arolle » se réserve dès 135 CHF la nuit selon la saison, petit-déjeuner compris — tarif indicatif que l’on vous confirmera selon la période.

Un dimanche comme celui-ci ne se planifie pas vraiment ; il se laisse advenir. Et si l’envie vous prend de tout ralentir le temps d’une journée, la réception se fera un plaisir d’en composer la vôtre. #LostinTimeinArolla

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