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Art de vivre · 26 novembre 2022

Un week-end blanc à Arolla

Le silence, la neige, l’hiver dépouillé. À Arolla, le blanc devient une matière — un thème cher à l’écrivain-voyageur Sylvain Tesson, accueilli au Kurhaus autour de son livre « Blanc ».

Par Patricia · 5 min de lecture

Cime enneigée au-dessus d’Arolla dans la lumière froide de l’hiver

Il est des week-ends où la montagne se réduit à une seule couleur. La neige a tout recouvert, le ciel s’est fait laiteux, et le silence devient presque palpable. À Arolla, à 2 000 mètres, l’hiver dépouillé offre cette expérience rare : celle d’un monde rendu au blanc.

Le blanc comme matière

C’est précisément ce thème qu’a exploré l’écrivain-voyageur Sylvain Tesson, géographe de formation et auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont « La Panthère des neiges ». Dans « Blanc », il raconte une traversée des Alpes à ski, de Menton à Trieste, menée quatre hivers durant avec le guide Daniel du Lac. À propos de cette immersion dans la neige, il écrit : « Je croyais m’aventurer dans la beauté, je me diluais dans une substance. »

Je croyais m’aventurer dans la beauté, je me diluais dans une substance.

Sylvain Tesson, « Blanc »

Une rencontre au Kurhaus

Le Grand Hôtel & Kurhaus a eu le plaisir d’accueillir l’auteur le temps d’une soirée, autour d’une conférence, d’une séance de dédicaces et d’un dîner. Le lieu, perché dans le Val d’Hérens, témoin de l’âge d’or de l’alpinisme, prolongeait naturellement le récit : ici aussi, la haute montagne se mérite et l’hiver impose son silence.

Vivre son propre week-end blanc

Nul besoin de traverser les Alpes pour goûter à cette expérience. Une raquette sous les arolles, une journée de ski de randonnée, ou simplement un fauteuil face à la fenêtre et un livre suffisent. À Arolla, le blanc n’est pas un décor : c’est une invitation à ralentir, à regarder, à se laisser diluer, un instant, dans le paysage.

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