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Art de vivre · 28 février 2022

André Georges, l’alpiniste-peintre

Des cimes à la toile : l’exposition consacrée à André Georges, enfant de La Sage devenu peintre après une grande carrière d’alpinisme, dans le grand hall du Kurhaus.

Par Patricia · 4 min de lecture

Salon du Grand Hôtel & Kurhaus, accroche aux murs de portraits et de tableaux

Certains hommes passent leur vie à monter, puis apprennent à regarder. André Georges, enfant du village de La Sage, fut l’un des grands alpinistes de sa génération avant de poser le piolet pour prendre le pinceau. Le Grand Hôtel & Kurhaus a eu l’honneur d’accueillir une exposition de ses toiles, dans son grand hall.

Une vie de sommets

Sa carrière force le respect : une Dent Blanche gravie quelque deux cents fois, souvent par sa redoutable face nord, et des enchaînements en solitaire dans les Alpes valaisannes réputés presque impossibles. Guide de haute montagne jusqu’en 2013, il connaît ces parois comme peu d’autres.

De l’action à la contemplation

Le retrait du guidage fut le début d’une autre aventure. Autodidacte, André Georges s’est mis à peindre, passant « de l’action à la contemplation ». Depuis sa maison nichée dans les rochers d’Évolène, il a couché sur la toile les montagnes qu’il avait tant arpentées — la Dent Blanche, surtout, qui revient comme un motif obsédant.

Un hommage au Kurhaus

Accueillir cette exposition était, pour l’hôtel, un geste symbolique. Témoin de l’âge d’or de l’alpinisme, le Kurhaus offrait un écrin naturel à l’œuvre d’une légende locale. L’entrée était libre, ouverte à tous : une invitation à regarder la montagne autrement, par les yeux de celui qui l’a si longuement gravie.

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